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!! changement de programme - STABAT MATER FURIOSA

STABAT MATER FURIOSA, c’est le long réquisitoire d’une femme à l’endroit de celui qu’elle nomme «l’homme de guerre». Cette parole singulière adressée de manière frontale est, au-delà d’un cri de révolte, un vrai plaidoyer pour l’amour et la tolérance. 

S’il fait penser au «Stabat Mater Dolorosa», chant liturgique catholique est chargé de mélancolie et faisant référence à la Vierge Marie en pleurs au pied de son fils crucifié, le texte de Jean-Pierre Siméon se s’habille quant à lui d’un verbe plus vindicatif et radical, d’une adresse sans concessions : «homme de guerre je te regarde – regarde-moi – je te dis regarde-moi»

En effet, «Stabat Mater Furiosa» pourrait se traduire en ces termes: La mère furieuse se tenait debout. C’est donc bien un cri de révolte que profère le personnage, même si ce cri se trouve mêlé à un sentiment d’impuissance, d’où l’omniprésence de la prière. Une prière «noire et lourde», adressée à la vie: 

«Et si je prie c’est sans dieux
Si je prie c’est comme quand on dit: je vous en prie
C’est la vie que je prie»

Une autre manière pour Jean-Pierre Siméon d’interroger la spiritualité affranchie de tout sentiment d’appartenance religieuse. Des éléments de spiritualité comme la psalmodie, la transe, l’invocation, la purification, la malédiction, dont l’auteur se sert pour décrier et réfuter les arguments avancés pour justifier la guerre.